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Tarbes : soldes de printemps


Revue de Presse

Tarbes. Toujours plus de soldes : maintenant c'est aussi au printemps

C'est nouveau et tout le monde va s'y mettre mais à des dates qui varient. Tarbes Shopping joue la carte de l'unité.
Une véritable fièvre acheteuse s'était emparée des Tarbais pour les soldes d'hiver. La chasse aux bonnes affaires a pris fin le 11 février dernier sur un satisfecit général. À peine sont-ils effacés des mémoires qu'on annonce maintenant, à des dates variables selon les magasins, des soldes de printemps. À ce rythme, les clients risquent de ne pas se faire prier !
« C'est lié à la loi de modernisation de l'économie, explique Martine Wahrt, présidente de Tarbes Shopping, la période nationale des soldes a été raccourcie, deux fois par an, on peut faire une semaine de soldes saisonniers. » Rappelons que la mission de cette association est de dynamiser les commerces du centre-ville à travers des animations et des jeux.
Mais elle a voulu jouer une autre carte : réunir plusieurs commerçants sous son égide pour proposer des soldes en même temps. En revanche, sa représentante ne souhaite pas donner de date précise, de peur de freiner l'activité comme c'est souvent le cas avant les soldes d'hiver ou d'été.
Nous nous bornerons donc à dire (comme nous l'a indiqué un partenaire) qu'ils devraient se dérouler fin avril. Mais ici, on parle de « soldes flottants » portant sur des périodes complémentaires dont les enseignes choisissent la date et soumis à déclaration préalable.

des soldes dans 33 magasins
33 magasins vont donc s'unir dans cette action commerciale. Non seulement ils prévoient une campagne d'affichage 4X3 mais aussi « un petit kit de signalisation à mettre sur les lieux de vente qui participent à l'opération ». Et cette responsable d'expliquer : « On a des dates butoir, ils doivent prendre fin un mois avant le début des soldes saisonniers ». « Prêt-à-porter, bijoux, les acheteurs n'auront que l'embarras du choix ».
Martine Wahrt mentionne que certains franchisés ont demandé l'autorisation à leur direction de se joindre à l'association tarbaise qui voit là l'opportunité d'avoir une action d'envergure. « Beaucoup ont joué le jeu », se félicite-t-elle.25/03/09
Mais des enseignes nationales comme Kiabi, à Ibos, viennent de terminer avec succès une semaine de soldes printaniers. De quoi doper l'optimisme des commerçants du centre-ville.

15 jours supplémentaires autorisés
Un communiqué publié sur le site internet de la préfecture informe les commerçants sur les périodes complémentaires de soldes : L'article L 310-3 du code de commerce prévoit en plus des dates des soldes nationales, des périodes de soldes complémentaires d'une durée maximale de deux semaines ou deux périodes d'une durée maximale d'une semaine. Ces périodes de soldes complémentaires doivent toutefois être achevées au plus tard un mois avant le début des soldes saisonniers. Elles sont soumises à une déclaration préalable. Celle-ci doit être adressée au préfet du département par lettre recommandée avec accusé de réception au moins un mois avant la date prévue pour le début de la vente. Elle peut être également transmise par voie électronique.
Josiane Battoue

Revue de Presse du 25 mars 2009 - Source : la dépèche

A Cahors les soldes de printemps rendent les petits commerçants perplexes


Revue de Presse

Cahors. Soldes de printemps : les petits commerçants sont perplexe

La valse des étiquettes continue, les soldes d'hiver terminés, voici ceux de demi-saison.

Les commerçants vont devoir s'acheter un stock de stylos et d'étiquettes pour suivre le rythme des soldes et des promotions. Aux soldes saisonniers instaurés pour écouler les stocks d'invendus à la fin de l'hiver et de l'été, viennent se rajouter les soldes de printemps. Le jargon administratif moins lyrique les dénomme soldes complémentaires ou flottants. Les enseignes du commerce associé ont été les plus promptes à réagir. Dès hier, boulevard Gambetta, la devanture de quelque magasin d'habillement implanté nationalement annonçait la couleur des réductions de prix. Surprise et incompréhension chez les petits commerçants moins armés pour connaître les subtilités de la Loi de Modernisation de l'Économie et mis devant le fait accompli. « Nous avions avant deux collections par an, il nous faut fonctionner aujourd'hui avec des demi-collections » résume Jean-Pierre Terrou, délégué à la Chambre de Commerce et d'Industrie. Lui-même est à l'origine avec Jean-Pierre Garcia le responsable commerce à la CCI de la réunion d'information sur les nouvelles règles du jeu commercial qui se tenait mardi soir en présence de Patrick Drouet, le directeur pour le Lot de la concurrence, de la consommation et des prix. Il y avait urgence à expliquer aux premiers intéressés, les commerçants, la « révolution » dans les habitudes. « En matière de soldes, explique le directeur de la DCCRF un nouveau créneau est ouvert entre fin mars, avril et mai. L'avantage est de lisser les ventes tout au long de l'année ».
Le nouveau dispositif laisserait les commerçants « perplexes » d'après Jean-Pierre Garcia : « Se rajoutent aux soldes, des promotions libres ainsi que des promotions de destockage ». Trop de soldes tuent les soldes. François Sol, le président de Cahors Actif n'est pas loin de le penser. « On ne peut pas travailler en soldes permanents, les commerçants ont des charges à payer, des cotisations sociales, des loyers en hausse. Sans compter que nos clients sont perdus et se demandent finalement quel est le prix réel de l'article ».
Le président des commerçants cadurciens est contre ces soldes de printemps mais l'association n'a pas d'autre choix que d'appliquer la nouvelle réglementation. « Face à la concurrence des réseaux nationaux, le petit commerce va s'organiser, prévient François Sol. Les commerçants indépendants se regrouperont et détermineront ensemble, une date commune ».

Les nouvelles règles du jeu
Soldes. Les soldes saisonniers s'organisent, désormais, en deux périodes de 5 semaines.
Les soldes flottants peuvent être pris en une seule période de 15 jours maximum ou en deux périodes de 7 jours. Ces périodes s'achèvent un mois au moins avant les soldes saisonniers.
Contrairement aux soldes saisonniers fixés nationalement, les soldes de printemps doivent faire l'objet d'une télé déclaration sur internet par établissement concerné.
Vente au déballage. Pour un vide-greniers, plus d'autorisation à demander mais une simple déclaration à faire en mairie. Le particulier non inscrit au registre du commerce ne pourra pas faire plus de 2 ventes au déballage par an.
Urbanisme commercial. Les surfaces de plus de 1 000 m2 devront demander l'autorisation à une commission d'aménagement commercial, ce qui implique que les critères économiques ne seront plus pris en compte dans la décision finalement, la commission ne tranchera que sur des critères d'aménagement du territoire.

« Avoir plus de souplesse est une bonne chose »
Lorsque l'on parle de la nouvelle semaine de soldes aux passants cadurciens, leur première réaction est la surprise. Le plus souvent, l'information n'est pas arrivée à leur connaissance. Une fois les explications données, les clients sont plutôt satisfaits. « Ce fonctionnement plus souple est une bonne chose. Ca permet d'acheter en fonction des opportunités, surtout que ça arrive en même temps que les beaux jours », explique Chantal, rencontrée dans un magasin de vêtements qui a choisi de lancer ses soldes de printemps cette semaine.
« Ca ne me choque pas. On voit déjà régulièrement des promotions dans les magasins », assure une autre cliente. « C'est sûr que les clients seront contents d'apprendre qu'il y a de nouveau des soldes », confirme Christine Caillet, gérante du magasin Stock House Tipic. Pourtant, on peut aussi trouver des passants peu enclins à augmenter leurs dépenses sous prétexte que la loi autorise une cinquième semaine de baisse. « Je pense que les périodes de solde perdent toute signification car elles sont trop rapprochées. Bientôt, le prix affiché sur les étiquettes ne voudra plus rien dire, s'il change en permanence. Alors que l'argent manque en ce moment, je ne pense pas que ça incitera les gens à consommer davantage », critique un autre passant. Pourtant, du côté des commerçants, on voit des avantages à permettre l'instauration d'une semaine de soldes supplémentaires. « Ca peut sauver nos ventes et nos marges en permettant d'écouler des marchandises invendues. Toute la grande distribution va le faire et les petits commerces vont être obligés de suivre pour ne pas être concurrencés trop fortement par les chaînes », défend Christine Caillet.
Jean-Michel Fabre

Revue de Presse du 26 mars 2009 - Source : la dépèche

Arras : les soldes 2009 dans le flou


Revue de Presse

DANS LE FLOU

Pour la première fois cette année, les commerçants ont droit à deux semaines supplémentaire de soldes. À prendre quand ils veulent. À Arras, si l'union commerciale Arras commerce et coeur de ville a arrêté la semaine du 14 au 20 avril, nombreuses sont les enseignes à avoir déjà donné le coup d'envoi. Tous s'y perdent.
Moins 30 %, moins 50 %, moins 70 %... Avec le printemps, les rues commerçantes d'Arras fleurissent de pancartes criardes. « Mais, au fait, je ne savais pas que c'était les soldes », s'étonne Aline, 15 ans, le nez collé à une vitrine. Oui ? Non ? Et bien, tout dépend des enseignes. La période dite de soldes flottants a commencé. Dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie, les commerçants sont, depuis cette année 2009, autorisés à faire deux semaines de soldes en plus de celles d'été et d'hiver. Quand bon leur semble. C'est là que ça pêche. L'union commerciale Arras commerces et coeur de ville a tenté d'harmoniser les choses : elle a proposé d'arrêter cette semaine de soldes de printemps du 14 au 20 avril. Nombreuses sont les enseignes à avoir pourtant déjà donné le coup d'envoi. Pour les franchisées, les dates des soldes dépendent en effet de la marque. « Je dois m'aligner sur les décisions prises au siège, la date de l'union commerciale ne leur convenait pas », indique Amélie Roulet, responsable de Camaïeu. En ajoutant : « C'est dommage, je ne sais pas si les soldes auront un impact important : à force de voir les panneaux toute l'année, les clientes attendent moins. » Du côté des enseignes déjà en soldes. C'est le flou. Telle enseigne a lancé ses soldes le 26 mars... Mais quand il s'agit de savoir jusqu'à quand dure l'opération, la responsable hésite : « Heu, je vais voir sur le panneau à l'entrée. » Et la plupart n'y trouvent pas leur compte. « Franchement, je vends mieux les collections qui ne sont pas en soldes ! Sur les modèles à prix réduits, je suis quasiment à perte, et je n'en vends pas assez pour que ce soit rentable », enrage la responsable.
Les clients s'y perdent
Il faut dire, que, question lisibilité, cette période de soldes est largement « flottante », plaisante un vendeur. « C'est le flou. À un moment, il faut dire stop, explique Pascal Lefebvre, vice-président d'Arras commerce et coeur de ville.
Si on a des réductions toute l'année, ça n'a plus aucun sens. Et si tous les commerces ne font pas ça en même temps, difficile de communiquer. Les gens ne vont rien y comprendre. » Effectivement : « On a vu, en passant qu'il y avait des réductions partout, tant mieux », se félicitent Mathilde et Margaux, 17 ans. « Mais en même temps, s'inquiète Juliette, 15 ans, les soldes, je veux dire les vrais, cet été, seront moins importants ? »


TROIS QUESTIONS À...
Patrick LANIEZ, spécialiste du commerce à la chambre de commerce et d’industrie d’Arras

Patrick Laniez est chargé du service développement des entreprises à la chambre de commerce et d'industrie d'Arras. Il livre son analyse de cette nouvelle période de soldes flottants.
Nous sommes en période de soldes flottants, de quoi s'agit-il ?
C'est une émanation de la loi de modernisation de l'économie, votée en août 2008. Elle donne aux commerçants la liberté de faire deux semaines de soldes en dehors des périodes traditionnelles. Chacun peut choisir ses dates, il faut juste en faire à l'avance une déclaration à la préfecture.
Comment cette période s'est-elle organisée à Arras ?
L'union Arras commerce et coeur de ville a voulu établir une date commune avec ses adhérents. La semaine fixée est celle du 14 avril. Le problème, c'est que certaines enseignes sont déjà en soldes. Pour les franchisées et autres, la date est en effet déterminée par le siège de l'entreprise. C'est comme ça, point barre. J'ai moi-même découvert que telle ou telle enseigne était en soldes ! C'est le flou artistique.
Pour les consommateurs, il y a un vrai manque de lisibilité. Sont-ils au rendez-vous ? Ce qui est sûr, c'est que pour communiquer, annoncer les soldes, c'est bien plus compliqué que pour cet été par exemple où la date de départ est déjà arrêtée au 24 juin. Je ne sais pas si le législateur a pensé à tout. Cette loi est faite pour relancer la consommation…
Ces soldes flottants peuvent-ils avoir un impact ?
À l'instant T, en passant devant une vitrine, le consommateur devrait tout de même profiter des réductions. Mais l'impact risque d'être moindre que celui des soldes que nous connaissons, c'est sûr. Avec des périodes ainsi étalées, le client va s'y perdre. Et tous les commerces ne sont pas sur un pied d'égalité : ceux qui auront démarré avant les autres pourraient bénéficier d'un effet de primeur. À la fin de l'année, nous tirerons des conclusions de ces deux semaines de soldes (pour celle d'automne, Arras commerce et coeur de ville a prévu la semaine du 13 octobre). On fera un rapport… Et si la loi n'est pas amendée d'ici l'an prochain, on risque de se trouver avec le même état de fait.
Sarah Nicolle

Revue de Presse du 28 mars 2009 - Source : La Voix du Nord